Le double discours des iconoclastes “indigénistes”

Spahis.fr s’associe à la lettre du colonel Pierre Geoffroy, président de la Fondation Lyautey. Il s’insurge des dégradations subies par la statue du maréchal Lyautey à Paris.

De son côté, Spahis.fr dénonce plus particulièrement le double discours de ces individus issus des mouvements “indigénistes” et “décoloniaux”. Ces militants passent leur temps à s’insurger de l’absence de reconnaissance de la France vis à vis des hommes et des femmes issues des colonies mais taguent une stèle honorant les goumiers car elle ne correspond pas à leur idéologie simpliste et haineuse. Ils ne cherchent pas à comprendre la complexité de l’histoire coloniale française, ils veulent juste trouver des boucs émissaires! D’ailleurs, dans les revendications de ces mouvements, ils ne proposent jamais d’honorer Blaise Diagne, le sergent Malamine, le capitaine N’Tchoréré, le Bachaga Boualem, ou le colonel Chérif Cadi… Quoi de plus normal, vu qu’ils considèrent ces hommes comme des “traîtres” car ils ont servi la France! Cette France que ces iconoclastes “indigénistes” détestent… 

 

Lettre de la Fondation Lyautey

“Le 24 juin 2020

Madame, Monsieur, Cher(e)s ami(e)s du Maréchal,

Merci à cet adhérent vigilant, qui m’a appris que la statue du Maréchal Lyautey, place Denys Cochin à Paris, a été taguée, ainsi que la stèle voisine à la mémoire des goums marocains. Sans lui, pas de nouvelle, ce qui prouve que l’information est contrôlée, voire manipulée et que les “autruches” se multiplient. Le nettoyage a été effectué.

Il y a des voyous qui, par le biais du Rif, s’attaquent aussi et ainsi à leur Souverain et à leur Pays. Ils font comme d’autres, qui sous prétexte de dénoncer l’esclavagisme deviennent eux-mêmes esclaves de leur idéologie et de leur imbécillité mortifères.
(…)
Le plus ignoble et le plus dangereux est que tout ce qui se passe actuellement n’est pas l’effet du hasard : il y a eu maturation et une longue préparation de la part de certains individus «insoupçonnables» qui utilisent toutes les techniques de la «massification» et autres armes psychologiques du même genre.

Avec ma considération cordiale et dévouée.

Colonel Pierre Geoffroy,
président de la Fondation Lyautey”

 

Photos http://www.lyautey.fr

 

 

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Capitaine Mohamed BOUKOUYA (1807-1864).

Le Capitaine Mohamed Boukouya Gravure de Jules Worms parue dans le Monde Illustré de 1857.

Né en 1807 à la tribu des Douairs en Oranie. Il s’engage volontairement en 1836 au 2e Régiment de Chasseurs d’Afrique.

En 1838, il rejoint le 2ème Régiment de Spahis réguliers d’Oran. Il obtient le grade de Maréchal des Logis.

Il participe à la Prise de Sidi Yaya(1841) ainsi qu’aux diverses expéditions et opérations contre les adversaires de la France.

En 1842, il passe Sous-Lieutenant et après la Bataille d’El Melah contre Sidi Embarek (bras droit de l’Emir Abd El Kader) dont il enlève quoique blessé l’étendard en novembre 1843. Il est décoré de la Légion d’Honneur le 20 décembre de la même année.

Source photo: https://www.bertrand-malvaux.com/

Suite à ses exploits durant la Bataille d’Isly en 1844, il combat sous les ordres et au coté du Colonel Youssouf, il obtient le grade de Lieutenant.

Le 22 décembre 1847, il capture l’Emir Abd El Kader au Col de Kerbous et accède enfin au grade de Capitaine. Le grade final pour un militaire indigène de l’époque. Il est le premier, sinon l’un des rares à y accéder à cette date. En 1854, il a l’honneur d’être l’invité de l’Empereur Napoléon III à Paris.

 

Le 16 mai 1864 (durant l’insurrection des Ouled Sidi Cheikh) c’est à la tête de son escadron qu’il est blessé mortellement lors d’une embuscade près de Stitten. Il décède quelques heures plus tard à l’hôpital militaire de Géryville (El-Bayadh aujourd’hui). Il comptait 28 années de loyaux services à la France !

Texte et recherches de Marc Boukouya.

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L’insigne des spahis du 2e Régiment de Spahis Algériens est créé juste avant la Seconde Guerre mondiale, en 1939, par le colonel Burnol qui commandait le régiment à cette période.

On y retrouve d’importants symboles islamiques. La jument du Prophète qui s’inscrit dans un croissant d’or, symbole de résurrection, devant les montagnes du djebel Bou Dergha (400 km au sud sst d’Oran). En haut on retrouve les initiales « S.A. » pour spahis algériens et en bas la patte de collet bleue foncée ornée du chiffre 2. Les premiers insignes sont marqués Drago 25 rue Béranger déposé.

Insigne du 2e RSA premier modèle fabrication Drago 25 rue Béranger déposé.

 

Sous-officier du 2e RSA pris en photo en arborant l’insigne du régiment sur la poche droite en 1939.

 

 

Après le débarquement américain en Afrique du Nord, le régiment est progressivement motorisé pour participer à la Libération. Le nouvel insigne créé en 1945 met en avant cette motorisation. Il est réalisé par le lieutenant-colonel Lecoq. Il est composé d’un écu rouge et blanc qui rappellent la couleur du burnous rouge et des tombôs blancs des spahis d’Oran. Le casque fait référence à l’escadron de Mameluks commandé par Yusuf au moment de la conquête de l’Algérie par la France.

On trouve également deux Toughs à queue de cheval noire utilisés comme symbole de commandement dans la cavalerie ottomane. On retrouve à leurs extrémités la koura (sphère représentant le monde) dominé par le hilal (le croissant de l’Islam). Sur l’écu une jument qui serait celle d’Abd El Kader prise par les spahis en 1847 lors du combat de Taguin et une automitrailleuse américaine AM M8 pour rappeler la nouvelle motorisation du régiment.

La symbolique de ce deuxième insigne se retrouvera sur de nombreux documents ou souvenirs édités par le régiment alors qu’il est stationné en Allemagne au lendemain de la guerre : carnet de chants, historiques, carte de voeux…

Insigne du 2e RSA

Deuxième insigne du 2e RSA fabriqué par Drago en 1945. Il existe des variantes dans l’opacité de l’email. Il existe des variantes en argent et à fond bleu pour l’écu et à tête blanche pour la jument dont la signification échappe à l’auteur de ces lignes.

Photos de spahis arborant le deuxième modèle de l’insigne régimentaire. 

 

 

En 1952, le lieutenant-colonel Sarton du Jonchay fait réaliser un nouvel insigne par la maison Drago. Il met en avant la symbolique ottomane et islamique avec deux sabres orientaux croisés. Le sabre est à la fois un symbole du pouvoir religieux et guerrier. Il ne faut pas les confondre avec les yatagans ou les cimeterres deux autres armes redoutables des troupes de l’ancien Empire Ottoman. C’est en arborant cet insigne à leur poitrine que les spahis du 2e RSA vont participer à la guerre d’Algérie qui sera le crépuscule de ce prestigieux régiment.

Sources:

  • Thierry Moné et Jean-François Tixier, Les insignes des spahis, Charles Lavauzelle, 1999
  • Insignes issus d’une collection privée

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Joseph Vantini dit Youssouf est né à l’île d’Elbe, il est capturé enfant par les Barbaresques. Esclave du Bey de Tunis, il se rallie à la France à la veille du débarquement de 1830 à Sidi Ferruch. Il s’illustre à de nombreuses reprises lors de la conquête en participant notamment à la bataille d’Isly et à la prise de la smala d’Abd el-Kader. Youssouf devient une figure légendaire de la cavalerie d’Afrique. Il crée avec le comte Marey-Monge, le corps des spahis en 1831. Il recrute ces cavaliers dans les rangs des soldats Turcs qui étaient anciennement au service du Dey d’Alger.

Illustration, planche de M. Toussaint, Collection Anne S. K. Brown.

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La conquête du Maroc, les spahis ont joué un rôle essentiel durant la conquête du protectorat. Carte postale de spahis algériens posant devant un des étendards pris au prétendant Ahmed el-Hiba lors de la bataille de Sidi Bou Othmane le 6 septembre 1912 où 2000 guerriers tribaux trouvent la mort face aux spahis et aux tirailleurs sénégalais . Cette victoire permit aux troupes françaises de rentrer dans Marrakech le 9 septembre.

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Le 5e Spahis est créé en juin 1914, les trois premiers escadrons sont stationnés au Maroc à partir de juin 1914 où ils participent à la pénétration du territoire et aux opérations de contre-guérillas notamment dans le Tafilalet.

C’est les 4e, 5e, 6e et 8e escadrons qui sont dirigés vers la France dès août 1914. Ils participent notamment à la bataille de la Marne et à la “Course à la Mer”.

En octobre 1914, les spahis doivent renoncer à leur uniforme caractéristique pour adopter une tenue plus appropriée à la guerre sur le sol métropolitain. Ils participent ensuite à la guerre de tranchées où le 5e et le 8e escadrons sont cités à l’ordre de la division.

Le 5e escadron aura l’honneur de participer au défilé de la victoire dans les rues de Strasbourg le 9 décembre 1918.

Carte-photo du fanion du 5e escadrons du 5e régiment de Spahis prise le 22 novembre 1918 lors de l’arrivée de l’escadron dans la capitale alsacienne.

Le régiment est dissous en 1919.

L’étendard du régiment est distingué pour la conduite au feu de ses escadrons par les inscriptions de Picardie 1914 et Noyons 1918.

Source: Historique du 5ème Régiment de Spahis. Transcrit par LOPEZ Martial.

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Lucien Rousselot (1900-1992) fait partie des grands noms de la peinture militaire. Membre de La Sabretache, peintre titulaire des armées, il s’illustre dans la réalisation de grandes séries de planches relatives à l’épopée impériale et à l’armée française. Il publie notamment, entre 1943 et 1971, une série de 106 planches documentaires : « Les Uniformes de l’Armée française ». C’est une œuvre magistrale qui demeure encore aujourd’hui pour la plupart des amateurs un ouvrage de référence.

Dans son atelier, véritable musée miniature, le visiteur pouvait découvrir, entre autres trésors, d’admirables figurines à cheval d’environ 40 centimètres de hauteur, réalisées avec l’aide de son épouse, entièrement équipées et armées. Produites en très petit nombre, ces figurines sont des plus recherchées.

En tant qu’illustrateur, il réalisera pour des programmes et des cartes de vœux régimentaires de très belles planches comme celles présentées ci-dessous.

 

Spahi algérien illustrant une carte de vœux du 8e Spahis en Indochine.

 

Spahis algériens illustrant une carte de vœux du 8e Spahis.

 

Spahi marocain illustrant une carte de vœux du 2e Spahis marocains en Indochine.

 

Spahi marocain, planche tirée d’un programme du ”Concours hippique de Paris” de 1936 auquel un escadron du 4e Spahis marocains a participé.

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